Blog de Lorenzo Soccavo. Fictionaute. Chercheur en Littérature. Conférencier... BLOG EN SOMMEIL A DATER DU 31 DECEMBRE 2025 MINUIT.
mercredi 1 janvier 2014
lundi 30 décembre 2013
Les articles les plus lus en 2013
Les "posts" les plus lus en 2013 sur le blog de la prospective du livre :
L'article qui, selon moi, aurait mérité davantage de lectures :
Le temps fort :
Ma tribune libre du mois d'octobre sur le site d'IDBOOX : Pourquoi les liseuses m'ont déçu !
Merci à toutes et tous pour vos lectures, vos commentaires et vos critiques :-)
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lundi 2 décembre 2013
La médiation numérique en question sur le Hub Prospectiviste
" Le succès des réseaux
sociaux et des smartphones prouve clairement le besoin d’échanges qui nous
anime tous, même par le truchement d’un écran. Malgré leurs défauts évidents,
la publicité, le profilage, l’addiction qu’ils entrainent, les réseaux sociaux
nous attirent et nous retiennent. Pourquoi ? Parce que nous sommes d’une
espèce grégaire.
C’est pour cette raison que
dès son origine le web, si nous le considérons comme un outil de communication,
n’a jamais été pleinement adapté aux besoins de notre espèce, et qu’il a
engendré autant de contentements que de frustrations. C’est pourquoi il a assez
rapidement évolué vers ce que nous avons appelé alors : le web 2.0, et
c’est pourquoi ce qualificatif de 2.0 a fait florès et a été abondamment repris
dans les stratégies marketing.
Vers le co-browsing
Le co-browsing, c’est-à-dire
la navigation conjointe de plusieurs internautes sur une même page Web, a
toujours été un challenge inabouti. Tchat-textes et vidéos ne parviennent pas à
restituer les conditions émotionnelles d’un échange présentiel. Cela serait
pourtant un véritable accélérateur, notamment pour les activités de formation
en ligne et le shopping social ou collaboratif.
Pour stigmatiser cette
insuffisance du web je prendrais pour exemple deux milieux que je connais
bien : celui des bibliothèques et celui des librairies.
Je vous invite à réaliser
une expérience simple. Allez dans une librairie, puis dans une bibliothèque,
qui ont des sites web. Ensuite, une fois de retour chez vous, connectez-vous à
leurs sites web. CQFD ! Le web appauvrit l’expérience, limite les
possibilités d’exploration et de découvertes, et, surtout, rend quasiment
impossibles les échanges entre personnes.
Il y a la 3D et la 3D… immersive
[...] La 3D, parce qu’elle
correspond à notre modalité naturelle de perception du monde, se développe, du
cinéma jusqu’aux imprimantes.
[...] L’absence de contacts humains
diminue pourtant l’attrait de l’ensemble des ressources accessibles sur le web.
A la motivation sur-sollicitée des internautes, qu’aucune interaction synchrone
ne vient valoriser, s’ajoute une absence totale de médiation. Rien d’étonnant
donc à ce que le temps que nous passons sur un site web se réduise de plus en
plus. Déçus, frustrés, nous cliquons, nous zappons, toujours en quête de
véritables interactions.
[....] "
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samedi 30 novembre 2013
Deux nouveaux acteurs : le GLN et le Collectif Kenji
Je profite de l'occasion de la mise à jour de la liste des éditeurs "pure-players" francophones (155 acteurs en ce 30 novembre 2013) gratuitement accessible en suivant ce lien..., pour signaler et saluer la récente création de deux nouveaux regroupements professionnels :
- Le GLN, Groupement pour le développement de la Lecture Numérique, qui "a pour objectif de fédérer l'ensemble des acteurs qui travaillent à la promotion et au développement de la lecture numérique", et,
- Le Collectif Kenji, collectif des éditeurs numériques jeunesse indépendants, qui se donne pour missions le développement et la promotion d'une édition numérique jeunesse de qualité, en partenariat avec les bibliothèques, les écoles et les institutions concernées...
Deux intéressantes initiatives à suivre...
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dimanche 24 novembre 2013
Le projet Bibliosphère membre du Collectif i3Dim
Mon projet Bibliosphère est maintenant partenaire du Collectif l'i3Dim, l'incubateur 3D immersive d'expérimentation d'un modèle de fonctionnement pour l'utilisation mutualisée du logiciel libre OpenSimulator, à des fins d'applications innovantes dans les domaines de la culture, de la création, de l'éducation et de la formation.
![]() |
| Découvrez le blog et l'univers 3D du collectif... |
Pour rappel, le projet Bibliosphère a pour ambition de recréer de la médiation humaine au coeur des bibliothèques numériques. Je suis à la disposition de toutes structures pour des informations, des conférences ou des formations sur la 3D immersive et ce qu'elle peut apporter au monde du livre.
![]() |
| Conférence en duplex, Web 3D <=> Cantine numérique - Bibliothèque Les Champs Libres, Rennes - 16 janvier 2013 |
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dimanche 17 novembre 2013
La lecture numérique n'existe pas !
L'espèce de synecdoque "lecture numérique", par son inexactitude grossière, nous empêche de prendre la véritable mesure de ce qui est à l'oeuvre dans le paratexte de notre histoire d'animal-lecteur. Parlons-nous de "lecture imprimée" ? Non.
A proprement parler, à proprement penser, la lecture numérique n'existe pas réellement. Il y a seulement des lectures possibles sur des appareils informatiques. Des limites et des spécificités de ce type de lectures le Living Lab LUTIN (Laboratoire des Usages en Technologies d'Information Numérique, dirigé par Charles Tijus et Thierry Baccino) s'occupe.
Du paradoxal non-lieu du langage
Il n'y a pas non plus véritablement , pour moi, de lecture sur écran. Les mots ne sont pas sur les écrans. Ils ne sont pas imprimés dessus.
Sont-ils derrière l'écran ? Non plus. Ils sont dans un non-lieu hautement paradoxal : à la fois une utopie, un véritable "sans lieu", et, une décision de "laisser filer", de ne pas continuer les poursuites, ce qui "saute aux yeux" comme contradictoire avec la pratique hypertextuelle, mais désignerait ainsi peut-être son caractère illusoire et proprement labyrinthique.
Si l'on démonte une "machine à lire" il n'y a pas de mots à l'intérieur. Où sont les mots ?
Un microscope électronique pourrait-il nous renvoyer les images de traces des lettres inscrites sur quelques disques ? Probablement pas. Peut-être seulement un rayonnement, comme si nous atteignions là d'autres confins inconnaissables par l'homme.
Ce que j'écris là n'est pas un plaidoyer pour l'imprimé. Au contraire. L'écriture et l'imprimerie ne sont-il pas des formes de taxidermie du langage (nous pourrions relire sous cet angle de vue le roman de Michel Jullien, Esquisse d'un pendu, sur le travail du copiste Raoulet d'Orléans).
Et puis tout ce que nous appelions "livre" jusqu'à ce jour était-ce toujours vraiment des livres, n'y avait-il pas des films écrits, des souvenirs figés ou des bases de données imprimées ? Des masses gelées par l'encre ? comme les paroles gelées dans le Quart-Livre de Rabelais, ou "Comment en haulte mer Pantagruel ouyt diverses parolles degelées", allégorie, peut-être, de l'expansion de l'imprimerie à l'époque de Rabelais précisément.
Relire sous La pluie d'été...
Ce que je dis moi, je ne dis rien, je délivre simplement ma lecture. Les dispositifs de lecture du 21e siècle seront, peut-être, des feuilles de graphène. Alors qualifier la lecture par ses dispositifs est vraiment regrettable.
Comment lisions-nous, lisons-nous, lirons-nous ? Je parle, moi, de la lecture naturelle et de la lecture littéraire.
Comment, par exemple, Ernesto, qui "était censé ne pas savoir encore lire à ce moment-là de sa vie", précise Marguerite Duras (La pluie d'été, 1990, P.O.L. Editeur), lisait-il ?
"Au début il disait qu'il avait essayé de la façon suivante : il avait donné à tel dessin de mot, tout à fait arbitrairement, un premier sens. Puis au deuxième mot qui avait suivi, il avait donné un autre sens, mais en raison du premier sens supposé au premier mot, et cela jusqu'à ce que la phrase tout entière veuille dire quelque chose de sensé. Ainsi avait-il compris que la lecture c'était une espèce de déroulement continu dans son propre corps d'une histoire par soi inventée." ; et ainsi Marguerite Duras peut-elle éclairer la voie de la prospective du livre et de la lecture, et ses méthodes parfois excentrées et excentriques par rapport aux autres champs de la prospective. Merci.
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Lorenzo Soccavo
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lundi 11 novembre 2013
Le séminaire cultures savoirs et techniques numériques
J'ai le plaisir de participer au Séminaire cultures savoirs et techniques numériques, co-organisé par Florian Forestier et Thibaud Zuppinger avec la revue Implications Philosophiques, et qui se déroule à raison d'une séance mensuelle dans le cadre de l'université Paris 8, d'octobre 2013 à mai 2014. En filigrane sont abordées, tout au long du séminaire - et plus particulièrement au cours de sa deuxième séance de ce samedi 16 novembre, les problématiques du "livre numérique" ("Le livre numérique, entre contraintes économiques et poids des représentations. Symbole occidental du savoir, le livre est bien plus qu’un objet fonctionnel. Chargé d’un poids de représentations, le livre est un témoin particulièrement significatif des bouleversements opérés dans les mentalités par le numérique. En cherchant à cerner les points de frictions et les lieux de cristallisations du débat, nous nous efforcerons de comprendre les attachements, les représentations et les métaphores qui accompagnent les évolutions économiques et techniques du livre. Les mutations engendrées par les nouvelles technologies ont profondément touché les modèles de création, de diffusion et de vente du savoir, dont le circuit du livre était le principal représentant. Si le secteur économique du livre est en crise, proclamer sa mort est plus que prématuré. Au cours de cette séance il s'agira d'enquêter sur les ressources et les potentialités qu'offrent le livre numérique. Pris entre la problématique de son poids symbolique dans la société et les contraintes économiques de sa fabrication et de sa diffusion, face à des alternatives faisant le pari du gratuit, de gré ou de force (piratage) le livre numérique représente une réponse adaptative à un paysage particulièrement complexe.").
Vous pouvez suivre l'actualité de ce séminaire ou contacter ses organisateurs sur le portail d'Hypothèses.org.
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Lorenzo Soccavo
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