mercredi 13 juin 2018

Notre survie dépend des lecteurs !

Défendre coûte que coûte l'idée, même si elle apparaît complètement folle, que la survie de notre espèce animale dépend des lectrices et des lecteurs de fictions littéraires, car ils sont entrainés à expérimenter l'habitabilité de mondes possibles. 
Voilà ce que j'ai essayé de faire dans cette Web TV des Rendez-vous du Futur
Dans mon essai en chantier je conclus en écrivant ceci : "La texture du réel, que généralement nous appelons le contexte, est tissée de nos propres récits, des récits que nous nous en faisons, mais bien trop souvent il s'agit en fait presque exclusivement de récits qu'un grand nombre d'entre nous se laisse en vérité imposer par seulement quelques-uns et sans les interpréter, sans en faire vraiment la lecture. Si la liberté vient un jour aux hommes et aux femmes, elle viendra des lectrices et des lecteurs.". Qu'en pensez-vous ?

Lorenzo_Soccavo_RDVF_juin 2018

lundi 11 juin 2018

Une BD venue du cyberespace !

Le mercredi 20 juin 2018 à 21H00 (heure de Paris) je présenterai pour le Collectif i3Dim - L'incubateur 3D  immersive, et depuis le cyberespace (plateforme opensimulator OSGrid, région i3Dim) une visite guidée consacrée à l'exposition du making-of d'une BD créée par Acryline Erin et Kris Elfe, uniquement avec des logiciels libres.
A la fin de cette visite commentée par les artistes, les internautes avatarisés participants seront conviés à se téléporter sur une autre plateforme opensimulator, Argentoratum, pour s'immerger dans le décor de création de la BD et la télécharger gratuitement au format PDF. 
J'animerai ensuite les échanges pour un brainstorming autour de la question : qu'est-ce qu'une telle création pourrait inspirer comme autres réalisations autour du livre et de la lecture dans le cyberespace ?

Imaginer une BD depuis le cyberespace

Pour si vous venez pour la première fois sur ce type d'environnements web 3D immersive, vous pouvez avoir toutes les informations et une éventuelle assistance gratuite en suivant ce lien sur le blog du Collectif : http://i3dim.blogspot.com/2018/06/expo-creer-une-bd-partir-dun-monde.html  
L'événement sera également retransmis en direct live sur une chaine TWITCH : https://www.twitch.tv/prodyck

samedi 9 juin 2018

Responsabilité des Métiers de la Narration

Avant-propos de Prospective Stratégique des Métiers de la Narration
" Le numérique a métamorphosé les interfaces, a redistribué certains pouvoirs, particulièrement au niveau de la prescription, de la médiation et de la diffusion. Les marchés du disque, de la photographie, de la vidéo, de la consommation télévisuelle en attestent. Le marché du livre, lui, a évité la transformation par un puissant lobbying, mais surtout parce que la lecture est une pratique culturelle singulière qui, bien au-delà des effets de la confrontation avec d'autres formes de divertissements, monopolise la psyché humaine. En effet, l'imaginaire, l'imagerie mentale des lectrices et des lecteurs tend à faire du reflet des textes dans leurs esprits des mondes à part entière.
Ces mondes ont de plus en plus tendance à être envisagés comme des territoires     potentiellement explorables, potentiellement habitables. Dans cette perspective surprenante la prospective stratégique ne prédit ni ne prophétise l'avenir. Simplement, au-delà des supports et des interfaces, elle prend acte des mutations de nos manières de faire récit et d'y croire, de l'évolution de notre relation aux faits et aux fictions.
Moi je n'ai rien à perdre à essayer de formuler cela, que je pense être essentiel.
Les lecteurs vont finir par manger le livre. 

Que préféreriez-vous à leur place ? 
Être lu, ou, devenir véritablement lecteur ? 
Et que voulez-vous, vous ? 
Être mangeur, ou être mangé ? 
Je vous le dis : accompagnons les lecteurs dans leur émancipation ! "

mercredi 6 juin 2018

La Prospective du Livre entre en Turbulences

A lire mon entretien de trois pages par Thibaud Zuppinger dans le numéro inaugural du nouveau bimestriel Turbulences - Le magazine des transformations, de Symbolon Consulting :

Turbulences_Interview_Lorenzo_Soccavo_juin_2018
Cliquez ici pour télécharger gratuitement le PDF du magazine...

lundi 4 juin 2018

Audiobooks et Réalité Virtuelle

Deux secteurs innovent dans le domaine du livre : l'audio, et, la réalité virtuelle. 
Aucun des deux pourtant n'est directement lié à la lecture. 
  
Le livre audio bénéficie d'un fort appui de l'interprofession du livre imprimé qui l'utilise peut-être comme contre-feu à l'édition numérique.   
Dans ce sens j'ai relevé récemment comme hautement symptomatique l'utilisation trompeuse de l'expression "livre lu" pour désigner le livre audio. Certes, il est effectivement lu, mais par un ou une, et il est pour le reste écouté. Comment des professionnels du livre pourraient-ils confondre lire, et, écouter lire, sinon à avoir des arrière-pensées ?
Ce qui me soucie moi là dedans, pour vous l'exprimer familièrement en toute franchise, c'est que, écouter, ou, lire, sont, nous le savons bien, deux activités différentes, et je ne pense pas qu'elles génèrent les mêmes processus d'appropriation (c'est-à-dire de projection, d'identification, de sentiment d'immersion...), ni d'imagerie mentale, chez les auditeurs, et, chez les lecteurs.
 
Pour ce qui est de la réalité virtuelle (VR), s'il s'agit souvent d'expériences narratives originales, il faut cependant bien remarquer que le vécu singulier, uniquement rendu possible par la seule action de LIRE DU TEXTE, est totalement absent de ces oeuvres, même quand elles se targuent d'un imaginaire littéraire. 
 
Dans le cadre de mes recherches j'ai entamé une réflexion et une veille technologique et stratégique pour envisager comment la réalité virtuelle, au lieu de se substituer à la lecture, pourrait en augmenter les effets
Une de mes hypothèses est que le lecteur pourrait se projeter dans le texte littéraire autrement que par un processus d'identification à des personnages et que ce phénomène pourrait s'apparenter à celui d'une avatarisation. 
 
Je pense que la lecture silencieuse de textes littéraires écrits est une activité esthétique aujourd'hui primordiale à l'exercice de notre liberté d'esprit. Nous pouvons y renoncer pour accéder à une nouvelle aventure de notre espèce animale dans sa relation aux signes, au langage, mais il nous faut alors accéder à la connaissance de cette mutation et en garder la maitrise, il nous faut pouvoir la lire. Qu'en pensez-vous ?

vendredi 1 juin 2018

Récit(s) dans la Revue du Cube !

Découvrez mon entretien avec Nils Aziosmanoff dans le numéro 14 de la Revue du Cube - Centre de Création Numérique, et profitez-en pour découvrir aussi les autres points de vue et fictions sur le thème crucial de : Récit(s)
 
Interview_Lorenzo_Soccavo_Revue_Le_Cube_Juin_2018


samedi 19 mai 2018

Quels lieux de discussions et d'information pour les droits des lecteurs ?

Dès 2013 j'ai commencé à essayer de formuler quels devraient être les principaux droits des lectrices et des lecteurs par rapport à la nouvelle donne de l'édition numérique. 
Aujourd'hui, après quelques conférences, beaucoup de veille et de réflexion sur le sujet, je propose une nouvelle version des droits des lecteurs recentrés en réaction aux dérives que nous pouvons constater.
Volontairement, ce n'est là qu'une plateforme de départ pour amorcer une prise de conscience collective, susciter les échanges et générer des initiatives.  
Je pense que ce sont les bibliothèques et les médiathèques qui sont les lieux les plus propices pour en débattre, informer les lectrices et les lecteurs, et travailler de concert avec eux à de multiples manifestations pour la connaissance et la défense de ces droits. 
Je suis à la disposition de tous pour venir en débattre.


#LesLecteursOntDesDroits
1 - Le droit de ne pas être profilés et fichés à partir de nos lectures.

2 - Le droit d’accéder librement et gratuitement au téléchargement des oeuvres littéraires du domaine public.

3 - Le droit à des dispositifs et des interfaces de lecture numérique pérennes respectant des normes d'interopérabilité et non soumis à une obsolescence programmée.

4 - Le droit d'avoir dans sa langue une information indépendante sur les évolutions de l'édition numérique et de son marché.

5 - Le droit d’être pleinement propriétaire des livres numériques achetés ou reçus en cadeaux et de pouvoir les partager librement dans un cadre privé non commercial.

6 - Le droit à l’autonomie et à la confidentialité dans le choix et l'utilisation d'applications logicielles d’annotation et de lecture partagée.

7 - Le droit à un juste prix et à un juste différentiel de prix entre version numérique et version imprimée d'un même livre.

8 - Le droit d’égalité de traitement avec les lecteurs des autres pays, notamment en termes d’offre et de traductions.

9 - Le droit à une médiation humaine notamment en librairies et en bibliothèques numériques.

10 - Le droit à la bibliodiversité et à l'excellence, sans censure marchande ou politique et dans la filiation de la tradition littéraire de la République des Lettres.

11 - Le droit à une offre de qualité convenablement numérisée et corrigée et en tous points conforme aux textes des oeuvres originales.

12 - Les mêmes droits d'accès aux oeuvres littéraires pour tous, avec le respect des droits précédents quel que soit son handicap éventuel, notamment visuel ou moteur, et sa situation sociale.

samedi 12 mai 2018

Le livre, moyen de locomotion intelligent

Quel devenir pour le livre et la lecture dans la troisième décennie du 21e siècle qui sera bientôt notre présent ? 
 
Je n'imagine pas le livre du futur comme un simple dispositif de lecture, mais plutôt comme une forme nouvelle d'interface intelligente (c'est-à-dire peut-être dotée d'intelligence artificielle ?) et en tout cas qui faciliterait l'expression de :

"la puissance démiurgique de l'imagination humaine quand elle consent à l'immersion fictionnelle
: il faut et il suffit de croire pour donner vie à un monde..."
(Anne Besson, Constellations - Des mondes fictionnels dans l'imaginaire contemporain, p. 174, CNRS éd., 2015). 

 
Le challenge pour les acteurs de l'interprofession du livre et des métiers de la narration devient alors celui de pouvoir singulariser et accompagner chaque lecteur, indépendamment de la masse anonyme du lectorat

Nous pouvons ici penser au roman de science-fiction postcyberpunk de Neal Stephenson L'Age de diamant, dans lequel un dispositif de lecture intelligent instruit, accompagne, guide et conseille ses lecteurs de l'acquisition de la lecture à leur parcours de vie. Un livre-bibliothèque à la fois précepteur et compagnon.
Mais pour l'heure ce rôle semblerait devoir être préempté par les enceintes connectées (lire par exemple : L'enceinte qui parlait à l'oreille des enfants sur Usbek & Rica). 
Est-ce une bonne chose que cette démission du livre ? 
Je ne pense pas. Prochainement l'intelligence artificielle devrait rendre possible le développement de Livres-Mentors (une tentative de ce que cela pourrait donner avait été ébauchée en 2014). 
Cela peut déjà se penser et s'expérimenter. 
Cela ne se pourra que dans une transdisciplinarité qui aux impératifs économiques pourrait conjuguer une vraie intention pédagogique et émancipatrice à l'égard des lecteurs destinataires. Dans l'absolu, un lecteur n'est, ni un simple acheteur de livres ou d'ebooks, ni un spectateur passif face à un spectacle. Lire c'est autre chose. Lire c'est autre chose que de seulement recevoir des contenus immersifs et addictifs. C'est davantage interpréter et imaginer que s’assujettir à simplement accepter, et c'est bien pourquoi la lecture de textes écrits est essentielle pour sauvegarder et développer la liberté d'esprit de notre espèce animale.
 

Si livre du futur il doit y avoir un jour, il sera la conséquence d'une révolution du lectorat. Sans cela il n'y aura pas de futur du livre. Le livre du futur ne sera d'ailleurs pas un livre, mais un moyen de locomotion. Un dispositif de mise en marche de l'esprit pour l'aider à se mouvoir dans le monde physique et entre les mondes fictionnels, et lui permettre de se déplacer dans les mondes fictionnels comme dans le monde physique, plutôt qu'un simple moyen de transport, portant l'imaginaire du lecteur d'un lieu, celui matériel dans lequel il lit, à un autre lieu, celui fictif de ce qu'il est en train de lire.
 
En l’occurrence un moyen de transport n'est pas forcément un moyen de locomotion.
 

Après presque vingt ans de veille quotidienne sur ces questions, je pense aujourd'hui que le futur du livre n'est pas strictement numérique. L'écoute de contes et de légendes immémoriaux, la lecture de romans imprimés, nous font toujours passer de l'autre côté du miroir plus efficacement que tous les gadgets électroniques actuels.  

 
Dans un environnement numérique, pour que le livre ait un futur, il faut le concevoir d'emblée lui-même comme une fiction, pas seulement comme un produit, c'est ce à quoi s'essayent timidement de nouvelles écritures narratives et le transmédia.  
Nous attendons du livre qu'il devienne un catalyseur, qu'il accélère la réaction à la lecture dans l'espace mental du lecteur, qu'il permette le jaillissement des lecteurs dans l'histoire, bien davantage que le surgissement factice et gadgétisé de l'histoire dans l'environnement quotidien de ses lecteurs. 
Les véritables lecteurs de fictions littéraires attendent des technologies du 21e siècle qu'elles les fassent passer de l'autre côté du miroir, qu'elles leur donnent accès à la puissance des fictions comme laboratoires de pensée
 
Aujourd'hui s'intéresser vraiment au futur du livre, c'est envisager comment les technologies émergentes, notamment la Grande convergence NBIC et l'intelligence artificielle pourraient, non pas nous instrumentaliser davantage, mais nous équiper pour que nous devenions de véritables lecteurs-fictionautes pratiquant la métalepse narrative comme méthode de lecture, que nous prenions conscience de ce qui est à l'œuvre derrière le code du langage.

 
Ne pas s'accrocher coûte que coûte au réel comme si nous risquions de tomber dedans, mais prendre en compte cette puissance démiurgique de l'imagination humaine que j'évoquais en introduction. 
 
Les futurs livres ne devront plus être des écrans, mais des miroirs. En 2018, si l'on veut penser le futur du livre, il faut oser rêver le livre du futur et travailler à l'émancipation des lectrices et des lecteurs ! 

 
Collaborer à l'émancipation des lectrices et des lecteurs de fictions littéraires est je pense la voie royale des acteurs de l'interprofession du livre, pour pouvoir participer demain à la Nouvelle République des Lettres qui s'invente aujourd'hui.

samedi 28 avril 2018

Prospective Stratégique des Métiers de la Narration - Le Livre Blanc est disponible :-)

Le Livre Blanc sur les besoins d'une véritable prospective stratégique pour l'interprofession du livre et les métiers de la narration est gratuitement téléchargeable en suivant ce lien...
 
La clé de lecture pour bien saisir son message est : Ne regardez pas le doigt qui montre la lune, mais regardez la lune que montre le doigt...

Critiques constructives bienvenues en commentaires ou en messages privés...

vendredi 27 avril 2018

Résultats du questionnaire sur la Prospective du Livre

Le nombre de réponses à l'enquête sur les attentes liées à la Prospective du Livre et de la Lecture ayant atteint en un mois le chiffre rond de 240 participants-e-s et les réponses se raréfiant, j'ai décidé de suspendre le questionnaire et de vous présenter une synthèse des résultats.

Les participant-e-s
En introduction je précise que parmi les participant-e-s : 67% étaient des femmes et 33% des hommes (ce qui semble le reflet de l'interprofession du livre), 46% en province, 42% en Ile-de-France et 12% à l'étranger (ce qui montre le rayonnement de mon activité, notamment sur la francophonie). 30% ont déclaré avoir entre 40 et 50 ans, 21% entre 30 et 40 ans et entre 50 et 60 ans, et seulement 17% entre 20 et 30 ans et aucun de moins de 20 ans (a priori je pensais toucher principalement des étudiant-e-s des filières livre et édition qui me sollicitent souvent, mais ils n'ont de fait été que 4% des répondants). La majorité, 30% se sont en effet déclaré-e-s éditeurs ou éditrices et 21% bibliothécaires, le reste se répartissant entre libraires, auteurs, correcteurs et correctrices (ce qui me semble refléter l'engagement des acteurs de l'interprofession du livre sur les réseaux sociaux)...
50% pensent que la publication d'un Livre Blanc sur le périmètre et les applications de la prospective stratégique du livre et de la lecture leur serait utile, tandis que 42% se déclarent sans opinion sur cette question. Ces 92% là pourront bientôt se faire une idée plus précise avec le futur Livre Blanc sur la Prospective Stratégique des Métiers de la Narration actuellement en chantier.

Des réponses qui font sens 
100%, oui 100%, déclarent trouver claire et pertinente la définition que je propose de la prospective du livre et de la lecture, à savoir : L'étude de l'évolution des dispositifs et des pratiques de lecture afin de prévoir leurs différentes évolutions possibles ; et 100% encore déclarent se sentir concernés dans le cadre de leur activité professionnelle. Enfin, 100% pensent utile de faire de la veille.
Cette veille professionnelle, ils sont 78% à la souhaiter stratégique, c'est-à-dire à la fois concurrentielle et technologique, et seulement 26% à ne la vouloir que technologique, et 22% seulement sur les réseaux sociaux. Pour 71% une veille logicielle automatisée n'apparait ni suffisante ni pertinente.
87% attendraient d'une formation à la veille stratégique qu'elle leur permette d'évaluer les évolutions et d'anticiper les mutations de leur secteur d'activité, 75% de valider les possibilités de valorisation et d'innovation de leurs offres.
L'attente vis-à-vis de formations à l'élaboration de scénarios prospectifs est plus mitigée. 54% pensent cependant que cela leur serait utile, 58% en attendraient davantage d'autonomie pour piloter à l'avenir leur projet de développement, et 50% souhaiteraient acquérir les bases de la prospective stratégique.

Des attentes clairement exprimées
- A la question de savoir ce qui devrait d'abord concerner la prospective du livre et de la lecture, 75% répondent l'édition numérique, puis à égalité, 58% (plusieurs réponses étaient possibles) l'édition imprimée, et, les nouveaux médias ! Comme les autres options, telles la réalité virtuelle, la réalité augmentée, les jeux vidéos ou les arts numériques n’obtiennent que très peu de suffrages, qu'en conclure, sinon que le livre reste un concept homogène dans l'esprit de ses concepteurs (ce qui est peut-être une bonne chose).
- A la question, à quoi pour vous la prospective du livre et de la lecture devrait-elle principalement s'intéresser, une grande majorité (75%) opte pour : "Les nouvelles formes de diffusion et de commercialisation", suivi de près (71%) par : "Les nouvelles formes de médiation du livre", puis "Les nouvelles formes de communication et de prescription", "L'évolution des lectorats". Là aussi les acteurs de l'interprofession du livre restent concentrés sur le développement de leur activité et pragmatiques dans leurs attentes.
Qu'en pensez-vous ? Si vous n'avez pas répondu au questionnaire initial vous pouvez toujours réagir ici en commentaires...

samedi 21 avril 2018

Le Futur du Livre est entre les mains des Lectrices et des Lecteurs !

Les lectrices et les lecteurs ont des droits.
Sans faire de bruit, ils les revendiquent à leurs manières, soit par de la résistance passive, que ce soit au tout-informatique ou bien aux politiques commerciales des éditeurs, soit en contournant le marché du livre pour tout simplement lire gratuitement.
  
Ce qui était il y a peu encore un signal faible, dont j'avais invité l'interprofession du livre à prendre conscience et à anticiper les conséquences dès 2013 en définissant 14 droits légitimes que les lectrices et les lecteurs allaient inévitablement de plus en plus revendiquer, ce qui était alors un signal faible est en train de devenir une véritable tendance.
 
Je n'évoque pas plus le piratage que le vol à l'étalage de livres, pratiques illégales, même si nous pourrions probablement en trouver traces notamment dans le passé de nombre de nos plus grands auteurs, voire de beaucoup d'entre nous, comme une stratégie de survie pour pouvoir lire malgré la cherté des livres. Non, j'évoque simplement le bon vieux système D, la débrouille : la prescription et la médiation par les pairs via les blogs et une véritable galaxie de groupes et de communautés sur les multiples réseaux sociaux, l'accès libre et légal aux oeuvres du domaine public, les solutions inattendues de prêts, de bibliothèques sauvages, de ventes et de reventes d'occasions, de dons, d'autopublications, etc.
Mais ce phénomène est en train de passer à un autre plan avec le développement de pratiques qui, s'exprimant simplement au niveau humain des lectrices et des lecteurs échappent en fait complètement aux radars sociaux et institutionnels classiques.
  
 Une Nouvelle République des Lettres
  
C'est une nouvelle République des Lettres qui émerge du cyberespace, sans lui être limitée, et en accueillant de plein droit comme membres à part entière les lectrices et les lecteurs.
Je crois que dès à présent seuls les lectrices et les lecteurs sont en capacité d'en percevoir les limites et de s'y glisser intuitivement. 
Ce que le numérique leur apporte n'est pas tant au niveau de nouvelles interfaces de lecture, d'un remplacement du marché de l'imprimé ou autres balivernes, ce qu'il apporte, outre au niveau de la rédaction, de la fabrication et de la diffusion, est en fait au niveau de nouvelles possibilités d'émancipation par rapport aux régulations des pouvoirs de l'écrit.
Je ne peux que prendre acte de convergences fortes entre mon travail de veille et les constatations de mes observations quotidiennes. 
Mes travaux portent de plus en plus sur la recherche des conditions qui seraient nécessaires au déclenchement d'un processus d'autonomisation des lectrices et des lecteurs de fictions littéraires. Il y a des raisons à cela !
L'ensemble des acteurs de l'interprofession du livre, imprimé ou numérique, et plus largement l'ensemble des professionnels de la narration, ont tout à gagner à prendre ces dimensions en compte, et beaucoup à perdre s'ils ne voient dans les lectrices et les lecteurs que de simples clients consommateurs plus ou moins passifs de contenus, simplement attirés par le divertissement, l'immersion et l'addiction. 
L'humain, et surtout l'humain qui aime lire, ne se réduit pas à cela. 
Ce n'est qu'en se proposant eux-mêmes comme citoyens de la Nouvelle République des Lettres que les professionnels du livre et de la narration sauveront leurs têtes !  

vendredi 20 avril 2018

Le Monde des Livres

 
 
"Lire c'est voyager, voyager c'est lire." écrivait Victor Hugo dans Choses vues. Une interprétation de la double métaphore du monde comme livre et du livre comme monde, qui peut toujours nous donner à réfléchir sur les rapports du monde des livres (dans toutes ses acceptions) au monde-monde, et vice-versa... 
C'est je pense sur ces rapports que les professionnels du livre et plus généralement de la narration doivent s'interroger aujourd'hui face au défi des nouveaux médias et des nouvelles interfaces de lecture. Et vous, qu'en pensez-vous ?

jeudi 12 avril 2018

Les fictions vues comme des iles

Résumé de ma contribution à la conférence internationale en sciences humaines et sociales Mythanalyse de l'insularité, des 21 et 22 mai 2018 (organisateurs et informations) : Les fictions littéraires considérées comme des îles... 
  
" Cette réflexion prend la forme d'éclats, une succession de courts paragraphes à considérer comme autant d’îlots formant un archipel et donc ayant, au-delà des apparences, une certaine unité, laquelle unité pouvant être annonciatrice d'un isthme, une langue de terre qui s'avancerait dans l'océan du langage comme la presqu’île d'un vaste continent inexploré qui serait celui de la fiction littéraire.

Des kabbalistes considèrent le monde comme étant un phénomène linguistique. Marcel Proust lui-même n'est-il pas chaman lorsqu'il écrit dans Le temps retrouvé, ultime étape de son intime galaxie A la recherche du temps perdu : « Ce que nous appelons la réalité est un certain rapport entre ces sensations et ces souvenirs qui nous entourent simultanément », avouant avoir créé son œuvre : « comme un monde, sans laisser de côté ces mystères qui n’ont probablement leur explication que dans d’autres mondes et dont le pressentiment est ce qui nous émeut le plus dans la vie et dans l’art. » ?

Lectrices et lecteurs sont par nature des insulaires, mais ce sont aussi des navigateurs, pris par le texte, tantôt poussés au large, tantôt rejetés vers le rivage.
(L'imaginaire des îles s'harmonise bien, me semble-t-il, à ce mouvement qui se saisit du lecteur de fictions ballotté entre le monde du texte qu'il lit, et, le contexte du monde dans lequel il lit, comme entre le monde et la langue maternelle qui structure le monde, et s'éclairerait des explorations psychanalytiques de Marie Bonaparte sur Edgar Allan Poe – je pense notamment à l'île aux abîmes et aux "gouffres alphabétiques" –, et des travaux de Bachelard sur L'eau et les rêves.)

Ce balancement exprime subtilement le débat qui se croit contemporain sur l'attention et la distraction. En 1905 Proust l'aborde dans un texte qui n'était qu'une préface et est connu sous le titre Sur la lecture dont l'incipit a traversé le temps : « Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. ».

Aux fondements de la lecture littéraire niche une ambiguïté entre le contexte et le texte. Le lecteur est dans cet entre-deux, comme entre deux îles, il lit entre texte et contexte et se retrouve ainsi dans un inter-dit et ce que j'appellerais un outre-autre : un au-delà qui est autre, cet inconnu vers lequel il est attiré comme un navigateur l'est par des îles.

Considérer les îles comme des textes et le langage comme un océan, considérer lectrices et lecteurs comme des insulaires navigateurs n'est-ce pas approcher une vérité de l'être qui serait lettre, créature anthropoglyphe : une lettre qui aurait une forme animale humaine ? Qu'écriraient alors nos navigations ?

Passer de la figure du fictionaute, que je définis comme la densification de la part de soi qu'un lecteur de fictions littéraires projette dans ce qu'il lit, à celle du navigateur, c'est passer d'Ulysse navigateur à Ulysse voyageur interstellaire. En 1981 une série télévisée d'animation franco-japonaise avec Ulysse 31 au… 31e siècle, proposait cette lecture.

Pour les îles les frontières sont ailleurs, dans les eaux territoriales, aux confins des réalités et de l'imaginaire. Dans une perspective mythanalytique les îles et les voyages d'une île à une autre dessinent une graphie qui pourrait être la transcription d'une méthode de lecture en écho à la double métaphore bien connue du monde comme livre et du livre comme monde, qui deviendrait ainsi l'île comme livre et le livre comme île.
Nos références bibliographiques sont ici l'Odyssée d'Homère, Mardi de Herman Melville, Les aventures d'Arthur Gordon Pym d'Edgar Allan Poe, Flatland de Edwin A. Abbott.
Chaque île, comme chaque livre, offre une lecture de soi et est remise en question de son identité narrative. "

vendredi 6 avril 2018

Marcel Proust - du chaman au fictionaute

Ma communication sur Marcel Proust, du chaman au fictionaute à l'occasion de la séance du séminaire EMC (Ethiques et Mythes de la Création) de l'Institut Charles Cros du 4 avril 2018 à Paris, sur le thème "Écritures secrètes et lectures littéraires du chamanisme" est en ligne dans son intégralité :


lundi 2 avril 2018

Quitter la légende, partir...

A l'occasion de ma récente visite à l'exposition des oeuvres de Gérard Garouste sur le thème de Diane et Actéon au Musée de la Chasse et de la Nature (Paris, jusqu'au 1er juillet 2018), j'ai été saisi par ce Cerf compagnon, représentation au sein de laquelle subsidiairement le personnage principal s'en va, prend la route.
Cette peinture m'en a rappelé une autre de Picasso vue il y a quelques années, le Minotaure à la carriole, qui m'avait tout autant intrigué et pour la même raison.
Comment pourrions-nous interpréter cette forme subtile de métalepse, de représentation d'un être imaginaire qui quitterait la scène ? 
Pour alimenter notre réflexion auriez-vous d'autres exemples que ces deux ci-dessous ? 


samedi 24 mars 2018

Livre et Prospective - Donnez votre avis !

Depuis un moment vous vous demandez ce que la prospective peut bien avoir à faire dans le domaine du livre et de la lecture, et ce qu'elle pourrait y apporter ? 
Le petit questionnaire ci-dessous est fait pour vous permettre d'y voir clair et de donner votre avis. 
Profitez-en et partagez-le, plus il y aura d'avis plus nous y verrons clair !




Vous pouvez aussi faire part de vos attentes, avis et critiques en commentaires ci-dessous...

samedi 17 mars 2018

Edition Numérique Volume 2

Nous sortons des e-incunables !
La liste de 184 éditeurs numériques francophones en date du 11 juin 2017 est passée à 145 au 1er janvier 2018, soit une chute de 39, et précisément : 104 éditeurs (au lieu de 143) et 41 prestataires. 
Les maisons d'édition numérique disparues passent ainsi de 25 à 65.

Quelles conclusions provisoires en tirer ?
D'abord : rien de grave, il nous faut relativiser, tout d'abord parce que certains acteurs ne se manifestent pas auprès de moi ou ne sont pas suffisamment visibles pour que je les repère.
 
Cependant, quelques remarques intéressantes peuvent être faites je pense :
- Depuis 2011, année où j'ai lancé cette liste, c'est la première fois, durant le second semestre 2017, où le nombre d'éditeur numérique francophone décroit.
- Cette actualisation de janvier 2018 montre que le "mouvement" se recentrerait sur la France métropolitaine et le Québec (la plupart des autres initiatives francophones ne répondent plus présent apparemment).
- Les sous-capacités techniques du marché des applications ne sont pas adaptées à la plasticité de la lecture de fictions littéraires et à l'imagerie mentale naturelle des lectrices et des lecteurs, excepté peut-être pour le livre jeunesse qui est le secteur de l'édition numérique le plus créatif et celui qui résiste le mieux.

Une explication ?
Je ne pense pas que l'explication soit unique et simple. D'une part, de plus en plus d'éditeurs « traditionnels » (imprimé) produisent des versions numériques (.epub) de leurs titres, d'autre part, de plus en plus de studios de production transmédia et VR (réalité virtuelle) ou RA (réalité augmentée) sous différentes appellations explorent de nouvelles formes de narrations littéraires. Par ailleurs, et là aussi pour de multiples raisons, l'interprofession et les médias poussent au développement du livre-audio.

Des questions...
- Je me pose cependant quelques questions, oui, autour desquelles je travaille et auxquelles, à bien y réfléchir, les réponses dessineraient peut-être les limites du marché du livre pour les prochaines années :


- Comment a posteriori rendre compte de ce qui pourrait apparaitre comme un sous-développement volontaire des potentialités des dispositifs à base d'encre et de papier électroniques (liseuses) ?
 

- Comment faire la part des choses entre, l'évolution de tendances générationnelles de fond des lectorats (d'une part, des générations qui restent attachées au support papier, et, d'autre part, des générations smartphones), et, en arrière-fond, l'important travail des lobbies, l'influence de leur communication, des enquêtes d'opinion et des campagnes de presse qu'ils organisent
 
- L'édition numérique est-elle déjà du passé ? N'aura-t-elle finalement été que l'équivalent des incunables, les premiers livres imprimés entre 1450 et 1501 qui reprenaient encore en grande partie les codes des ouvrages manuscrits, et faudrait-il maintenant, au-delà du marché du livre imprimé, chercher les nouvelles aventures éditoriales du côté des nouvelles formes de narration, le transmédia et la réalité virtuelle et, au-delà de Youtube (succès des booktubeuses...) chercher de nouvelles formes de médiation dans le web immersif et conversationnel ?
 
Pour des étudiant-e-s des différentes filières du livre et de la médiation culturelle et numérique en général, il pourrait être pertinent et instructif je pense de reprendre l'historique de cette liste, de contacter les différents éditeurs pure-players concernés afin de les interroger sur le parcours et le sort de leur projet. 

De mon côté je reste ouvert à... tous projets !

jeudi 8 mars 2018

Pour se rencontrer à LIVRE PARIS 2018


Si vous souhaitez profiter de votre passage à Livre Paris 2018 pour me rencontrer, j'y serai à la matinée professionnelle du lundi 19 mars 2018, n'hésitez pas à me faire signe ou à voir ci-dessus l'onglet CONTACT pour... me contacter ;-)

mercredi 7 mars 2018

Une lecture sur les traces du chamanisme chez Marcel Proust

En avril j'aurai le plaisir dans le cadre du séminaire Ethiques et Mythes de la Création auquel je suis rattaché auprès de l'Institut Charles Cros, de présenter mes réflexions sur le thème : « À la recherche du temps perdu, pour une lecture chamanique de Marcel Proust » dans le prolongement de mes recherches sur l'espace intérieur des lectrices et des lecteurs de fictions littéraires. 
  
Cette séance du 04 avril 2018 explorera les « Écritures secrètes et lectures littéraires du chamanisme ». 
J'y interviendrai en compagnie de Sylvie DALLET, professeur des universités (CHCSC, IECI, université Marne la Vallée Paris-Est, UPEM art et histoire culturelle), et présidente de l'Institut Charles Cros : (introduction du séminaire 2018 et communication « Résurgences littéraires et mutations  du chamanisme »), et Olga KATAEVA, peintre et docteure en cinéma et études audiovisuelles (« La série des dessins de Serguei Eisenstein L’âme sortant du corps (1939) »). 
  
Ma communication proposera, à partir d'une lecture attentive de l’œuvre de Marcel Proust, d’étayer le postulat suivant formulé dans l'esprit de l'oeuvre de W. G. Sebald : « Il n’y a pas lieu d’opposer ce qu’un cerveau a inventé à ce qui a réellement existé. Car le monde dont nous expérimentons quotidiennement la réalité n’est pas lui-même autre chose que le recouvrement du monde naturel par celui que le cerveau humain a produit… » (Jacques Rancière dans son récent essai Les bords de la fiction (2017), faisant référence à l'écrivaine américaine Lynne Sharon Schwartz dans son ouvrage L'archéologue de la mémoire - Conversations avec W. G. Sebald, 2009). 
La lecture chamanistique de Proust que je proposerai nous permettra d’approcher des passages entre les mondes fictionnels des textes littéraires, et, le monde-monde naturel.

Informations pratiques
Le mercredi 04 avril 2018, 14H00-18H00, entrée libre sur inscription par mail à sylvie.dallet@uvsq.fr - Espace Harmattan, 24 rue des Ecoles 75006 Paris.

mardi 27 février 2018

Tester de nouvelles approches du livre...

Inscription gratuite sur http://www.adret-webart.fr/fictionautes.php  (en bas de page)
(Pendant la séance : anonymat possible, rien à télécharger)

samedi 24 février 2018

Le Livre Hors le Livre ?

J'ai eu le plaisir de participer le vendredi 23 février 2018 au "cycle de conférences professionnelles des étudiants de l'Université Paris 13" et à la table ronde animée par les étudiant-e-s du M2 Politiques et stratégies des médias et des industries créatives, sur le thème général : Le Livre hors le livre, à la Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord.
  
Au cours de ma conférence d'introduction : "Accompagner la mutation du lecteur au fictionaute", je me suis interrogé sur les sens que pouvait prendre ce "hors le livre", nous invitant à passer d'un : "Le livre hors le livre", à un : "Le livre, or le livre..." 
  
Extrait : " Le livre hors le livre : comment est-ce possible ? De quoi s'agirait-il ?
C'est comme si nous essayions de penser la maison hors la maison, la ville hors la ville, la forêt hors la forêt, etc. Cela serait difficile, voire impossible, alors pourquoi cela devrait-il être possible pour le livre ? C'est aussi imaginer un hors d'eux-mêmes comme si nous disions aux personnages : « Sortez de ce livre ! ».
Or, s'agit-il de faire sortir le livre du livre, ou, nous lectrices et lecteurs, d'entrer dans le livre et d'y conquérir une certaine autonomie ?
Le livre hors le livre c'est le monde hors le monde, c'est une inflammation de la double métaphore du monde comme livre, et, du livre comme monde, c'est la question de la limite du livre qui pose en fait celle de la lecture, du transmédia, par exemple, et du rapport sans cesse réévalué entre réalité et fiction, mais c'est d'abord, nous l'entendons bien, avant tout une question d'espaces, d'espace et d'imaginaire, d'espace de l'imaginaire, et même des fondements de la lecture de fictions littéraires, avec cette ambiguïté originelle entre contexte et texte (Proust), la question des métalepses…"

mercredi 21 février 2018

Internautes ! expérimentez votre fictionaute...

Lire c'est forcément déployer le langage dans un espace. 
Aussi, en réfléchissant ensemble autour de la conscientisation de son fictionaute, la part de soi qu'une lectrice ou qu'un lecteur de romans projettent d'eux-mêmes dans ce qu'ils lisent, nous avons avec Adret Web Art initié une réflexion sur les espaces et les possibilités qu'il y aurait, pour les lectrices et les lecteurs de fictions littéraires, d'approfondir leur expérience d'internautes pour tester un autre rapport à l'espace, et en l'espèce : au cyberespace, qui pourrait leur faciliter la prise de conscience de leur fictionaute. 

Sur cette photographie, par exemple, mon avatar dans le "monde miroir" du Jardin Villemin (Paris 10e), modélisé en 3D immersive par Jenny Bihouise, va se téléporter dans le livre "Les villes invisibles" d'Italo Calvino pour tester cette possibilité d'utiliser le cyberespace comme facilitateur pour la prise de conscience de son fictionaute
 
Une première rencontre-test a eu lieu avec succès le samedi 17 février 2018. 
Nous la reconduisons le samedi 03 mars à 16H00 (heure de Paris) sur invitations. 
Une simple connexion au web suffit et les participants peuvent s'ils le souhaitent garder leur anonymat.
De notre côté nous utilisons uniquement des logiciels libres : Jitsi, pour la plateforme voix sur IP et le partage d'écrans avec Firefox Quantum comme navigateur web 2D, et, Firestorm Viewer, comme navigateur web 3D immersive sur la plateforme OSGrid - The Open Source Metaverse, avec OpenSimulator. 
Les participants n'iront pas directement dans le cyberespace du web 3D immersive, ils vivront l'expérience par le truchement de mon propre avatar lorsque je partagerai mon écran dans le "salon de discussion" sur le web 2D classique.

Pour participer à la causerie littéraire du samedi 03 mars 2018 :
- Connectez-vous au site web d'Adret Web Art en suivant ce lien... 
- Consultez le programme, puis en bas de page demandez une invitation et répondez au sondage pour préciser quels jours et quelles heures vous sembleraient les mieux appropriés pour de tels moments de partage sur le web ?