dimanche 20 novembre 2016

Du manuel scolaire numérique à l'école du futur

J'invite les lecteurs et lectrices du blog de la prospective du livre et de la lecture à découvrir et à soutenir comme moi ce projet d'Ecole Virtuelle pour Tous, présenté sur la plate-forme Provence Booster. 
 
Voilà bien, en effet, un projet qui doit absolument pouvoir être mené à son terme, terme qui ne pourra être qu'un nouveau départ pour aller encore plus loin. Pourquoi ?
Parce que depuis des années se développe, en marge des sociétés commerciales et des institutions, un web 3D open source qui réalise, à la fois, les promesses à ce jour dévoyées du web 2.0 contaminé par les conflits d'intérêts du monde physique, et, que la forme de réalité virtuelle avec avatars objectivés qu'il rend possible, apporte une toute autre dimension en réhumanisant l'internaute (avec le co-browsing, c'est-à-dire la navigation simultanée de plusieurs dizaines d'internautes dans des conditions similaires, mais avec des possibilités augmentées par rapport aux contraintes du monde physique, et ce en préservant l'accès aux ressources du web 2.0).
Cette modalité singulière de territoire numérique (que j'explore depuis 2006 pour y développer de nouvelles médiations autour du livre et de la lecture) est probablement à la base de ce que sera un jour l'environnement de nos descendants : un "monde-miroir" informé et informant.
Enfin, le domaine de l'éducation est évidemment crucial : à la dimension plane des pages et des écrans, le web 3D substitue des espaces de partages et d'acquisition du savoir dans lesquels il est possible de se déplacer, comme nous nous déplaçons quotidiennement dans le monde physique, et d'y apprendre à donner forme à nos idées. 
Là se réalise à un autre plan technique l'ars memorativa de l'antiquité.
L'horizontalité et la verticalité se conjuguent là à la profondeur et à l'ascendance.

 
Les générations qui demain peupleront la planète Terre doivent acquérir aujourd'hui la liberté d'esprit que ce web détourné permet.
La futurologie des dispositifs et des pratiques de lectures passe par cette voie. 
Voilà la raison pour laquelle je soutiens ce projet.