samedi 17 décembre 2016

LE TRANSMÉDIA VA-T-IL RÉINVENTER LE LIVRE ?

Le lundi 09 janvier 2017 au sein de l'Amphi Charlie de l'Ecole Estienne (école supérieure des arts et industries graphiques de la Ville de Paris) le débat aura lieu autour de la question de : " L'impact de l'interactivité sur la narration " avec une table ronde que j'ai eu le plaisir de préparer et que je présenterai en introduction.
 






PRÉSENTATION

Les livres qui osent le transmédia ne sont-ils pas en train de réinventer le territoire narratif ? L’interactivité ne crée-t-elle pas de facto une nouvelle relation avec le lecteur ? Et si la déconstruction du récit, induite par les nouvelles technologies, renouait avec l’incertitude de la tradition orale d’avant l’imprimerie, où le texte « conté » évoluait selon l’auditoire ou l’interprète ? Dans ce contexte de livre « global », comment les auteurs, les designers et les éditeurs repensent-ils leur travail de création ? De la narration interactive, en passant par la déclinaison numérique, l’application ou le documentaire animé, ce débat interrogera toutes les nouvelles formes de la narration moderne.

PARTICIPANTS

- Hélène ADAMO, New media production manager Camera lucida.
- Pierre-Emmanuel LYET, Réalisateur de films d’animation, illustrateur et graphiste (site web).
- Pierre CATTAN, Producteur studio transmédia Small Bang.
- Julien SIMON, Directeur éditorial Walrus Ebook.
- Le débat sera animé par Olivia PHELIP, fondatrice et rédactrice en chef de Viabooks.



 
Informations pratiques
Lundi 09 janvier 2017 de 18H00 à 20H00 - Amphi Charlie - Ecole Estienne - 18 boulevard Auguste-Blanqui 75013 Paris (accès...).
Participation gratuite sur réservation obligatoire par mail auprès de l'Ecole Estienne à : pan.sarmant@ecole-estienne.fr 
Une rencontre-débat organisée avec le soutien de l'Ecole Estienne, l'ATEP (Association des techniciens de l'édition et de la publicité), et Viabooks.

  

samedi 10 décembre 2016

Faits et Fiction : une impossible frontière

De l'argent liquide
Si nous voulons absolument qu'il y ait une nette distinction tracée entre les faits et la fiction, il nous faudrait commencer alors par dé-fictionnaliser les faits, alors que dans leur très grande majorité ils ne sont ni plus ni moins que des manifestations d'un consensus culturel consenti et renforcé par l'usage et l'habitude que nous en avons : des inventions humaines.
La nation, la valeur de l'argent, la séparation entre préhistoire et histoire, les noms de toutes choses, quoi d'autre que des inventions de notre espèce animale : des fictions ?

lundi 28 novembre 2016

Le sens de Babel vs nouveaux dispositifs de lecture

Mon texte Le sens de Babel ? vient de paraitre dans la revue en ligne du Cube (Centre de création numérique). 
Il questionne la légitimité des nouveaux dispositifs de lecture et leur prétention à vouloir remplacer le livre, à l'aune de l'histoire des supports d'écriture-lecture et du mythe de la Tour de Babel. A lire ici gratuitement avec les autres articles et fictions de la Revue du Cube...

vendredi 25 novembre 2016

Informer les futurs professionnels du livre

J'ai eu hier après-midi le plaisir d'intervenir auprès des étudiant(e)s des Masters Lettres parcours Métiers de l'écriture et de la création littéraire de l'université de Cergy-Pontoise pour une conférence de deux heures sur le thème : "Impacts et enjeux des mutations des dispositifs et des pratiques de lecture sur l'interprofession du livre".
Un auditoire attentif et concerné, cela fait plaisir ! :-)

dimanche 20 novembre 2016

Du manuel scolaire numérique à l'école du futur

J'invite les lecteurs et lectrices du blog de la prospective du livre et de la lecture à découvrir et à soutenir comme moi ce projet d'Ecole Virtuelle pour Tous, présenté sur la plate-forme Provence Booster. 
 
Voilà bien, en effet, un projet qui doit absolument pouvoir être mené à son terme, terme qui ne pourra être qu'un nouveau départ pour aller encore plus loin. Pourquoi ?
Parce que depuis des années se développe, en marge des sociétés commerciales et des institutions, un web 3D open source qui réalise, à la fois, les promesses à ce jour dévoyées du web 2.0 contaminé par les conflits d'intérêts du monde physique, et, que la forme de réalité virtuelle avec avatars objectivés qu'il rend possible, apporte une toute autre dimension en réhumanisant l'internaute (avec le co-browsing, c'est-à-dire la navigation simultanée de plusieurs dizaines d'internautes dans des conditions similaires, mais avec des possibilités augmentées par rapport aux contraintes du monde physique, et ce en préservant l'accès aux ressources du web 2.0).
Cette modalité singulière de territoire numérique (que j'explore depuis 2006 pour y développer de nouvelles médiations autour du livre et de la lecture) est probablement à la base de ce que sera un jour l'environnement de nos descendants : un "monde-miroir" informé et informant.
Enfin, le domaine de l'éducation est évidemment crucial : à la dimension plane des pages et des écrans, le web 3D substitue des espaces de partages et d'acquisition du savoir dans lesquels il est possible de se déplacer, comme nous nous déplaçons quotidiennement dans le monde physique, et d'y apprendre à donner forme à nos idées. 
Là se réalise à un autre plan technique l'ars memorativa de l'antiquité.
L'horizontalité et la verticalité se conjuguent là à la profondeur et à l'ascendance.

 
Les générations qui demain peupleront la planète Terre doivent acquérir aujourd'hui la liberté d'esprit que ce web détourné permet.
La futurologie des dispositifs et des pratiques de lectures passe par cette voie. 
Voilà la raison pour laquelle je soutiens ce projet.


vendredi 11 novembre 2016

Presque 200 start-ups du livre en 2016

La dernière actualisation 2016 de la liste des éditeurs numériques francophones (édition pure-player) vient d'être mise en ligne [ y accéder gratuitement ].
 
Au regard de l'évolution, tant de l'interprofession du livre que des usages, d'un côté du très lent développement de cette forme d'édition, et d'un autre de l'arrivée trompettes sonnantes de la réalité virtuelle et de ses casques, de la possible convergence jeux vidéos / réalité virtuelle / édition (?), et de l'emploi répété à outrance et parfois abusif de "narration", "récit"..., comme qualificatifs vendeurs, la question se pose de savoir s'il serait ou pas judicieux d'inclure dans cette liste une rubrique dédiée aux productions..., comment dire : de narrations assistées par ordinateurs ? ;-)

Quelles seront demain les limites de l'édition ? 
L'édition est-elle soluble dans le numérique ?  Dans le transmédia ?
Pourrait-elle à terme disparaitre comme disparurent les ateliers de copistes avec le développement de l'imprimerie ? 
Suffit-il que "ça" fasse récit pour que cela soit de l'édition ?
Là, notre attention doit se porter sur l'émergence de nouvelles écritures pour des médias interactifs numériques.
 

Une édition sans éditeurs ?


Wikipédia définit l'édition comme : "filière de l'industrie culturelle consacrée à la production et à la distribution de produits culturels et d'information." (page consultée le 10/11/2016 17:20).
Pouvons-nous y lire le périmètre d'une édition sans éditeurs ("L'éditeur ou l'éditrice est un métier dont l'activité consiste à examiner des manuscrits littéraires, scientifiques, techniques ou musicaux dans le but d'en imprimer et reproduire un certain nombre d'exemplaires et d'en assurer ensuite la diffusion auprès des libraires et autres points de vente." - Wikipédia, page consultée le 10/11/2016 17:30), comme en prolongement, par une voie détournée, à l'ouvrage éponyme d'André Schiffrin ?
 
La question se pose donc bel et bien de savoir si le plus important est que cette liste reste telle quelle sur la voie qui lui a été tracée lors de sa création, ou bien, qu'elle intègre plus largement d'autres genres de productions culturelles "narratives" / documentaires, ou encore, que de liste (de maisons) d'éditions elle devienne liste d'éditeurs (?)... A suivre...

lundi 7 novembre 2016

Une forme particulière de narration



Si nous définissons le réel comme une lecture partagée du présent, les récits qui nous en sont proposés n'entretiennent notre attention et notre adhésion qu'en nous offrant des tranches factices de son making-of. 
Si le réel n'est qu'une forme particulière de narration de l'instant, à laquelle, en tant que personnages ou qu'acteurs nous sommes bien obligés d'adhérer, alors la question de son avenir, de l'avenir du réel, relève bien de la prospective et de la futurologie de la lecture.
Qu'en pensez-vous ?